A trop vouloir être sage, bien élevée et obéissante, on en oublie les petits plaisirs particuliers de son Maître :
la punition, ce moment précieux où Il exerce Son talent pour se surpasser dans l'élaboration d'un plan machiavélique.
Soit elle tombe comme un couperet lorsqu'on s'y attend le moins, soit elle est prévue à l'avance pour un effet oppressant garanti.
Ce fut le cas pour la dernière.
Mes récents gros oublis avaient donné matière à enrichir mon carnet de punitions d'une pénitence toute particulière, avait-Il pris soin d'ajouter.
La date était fixée au 24 novembre 2007, lors de la grande annuelle du Cupidon.
Je m'étais tellement promis de ne pas trop y penser qu'arrivée là-bas l'idée m'avait totalement échappé, m'étant confortablement installée dans d'agréables retrouvailles avec de nombreux participants que N/nous revoyions avec plaisir.
Les performances se succédaient et l'on pouvait admirer la grande virtuosité de Maître André, organisateur et Maître de Cérémonie.
Quelque chose se préparait, impossible d'en connaître les aboutissants.
Une chose était sûre, l'idée de punition si difficilement oubliée venait de ressurgir et, avec elle, un grand moment de solitude s'installait.
"Quand tu es prêt, fais-le moi savoir", dit Maître André à Maître.
A cet instant précis, tout se bouscula à mon esprit, je tentais de ne pas me laisser submerger par la panique.
Maître me demanda alors d'ôter mes souliers.
Qu'avait-Il prévu de faire subir à Sa soumise, les pieds nus ?
Il me tendit une paire de chaussures à enfiler pour la circonstance, scruta ma réaction avec délectation et attendit que je sois prête...
Maître André reprit le micro et dénonça ainsi ma punition aux 150 invités présents restés silencieux.
Il s'avança vers moi, tendit la main et m'invita à me lever.
Incroyablement surprise par le fait que je me trouvais incapable de tenir debout et encore moins d'avancer pour faire le tour de piste convenu, je ne me serais jamais doutée que ces chaussures étaient à ce point inconfortables.
Avouons maintenant qu'il s'agissait de "ballet shoes" qui, pour les connaisseurs, transforment la marche en un véritable calvaire.
Ces "punition shoes", je les ai rêvées depuis si longtemps... les ai enfin méritées (aux dires de Maître) et baptisées ainsi dans la douleur.
La difficulté à progresser aux bras de Maitre André décuplée par l'humiliation de cette déclaration publique m'a fait vivre une punition exceptionnelle que j'ai tenu à assumer la tête haute, puisque largement justifiée...
Je me suis retrouvée dans les yeux de Maître André. Il était si présent dans cette formidable complicité que j'y ai puisé la force nécessaire à parachever le "tableau de la honte" que Maître a voulu révéler au grand jour.
Une fois n'est pas coutume, Maître m'a fait l'honneur d'écrire Son ressenti.
Mes hommages, Maître, pour ce trait de génie.
Vous m'avez époustouflé...
je Vous tire ma révérence.
Votre soumise lou qui Vous aime, même et surtout sadique sous toutes les facettes du terme.
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